Analyse d’un cas clinique, dans lequel il est question d’un symptôme infantile, relatif à l’encoprésie, fréquent dans la pratique : le jeune enfant qui retient ses excréments et n’accepte de les livrer que de façons originales, toujours peu hygiéniques.

Quelle est la part de la jouissance du symptôme qui revient aux parents et celle qui revient à l’enfant ?

L’enfant sublime facilement et librement sa pulsion sexuelle infantile dans le cadre de sa cure analytique. Il est à l’âge où la pulsion de savoir est en pleine expansion. Celle-ci le mène avec facilité, à chercher des réponses à ses questions, pour élaborer lui-même, sa théorie sexuelle infantile.

Quand il franchit dans la cure le point où il risque de priver ses parents de leur jouissance, les résistances des parents se font sentir. Les parents viennent alors ponctuer le travail. Leurs résistances sont à prendre en considération, tant que possible, en tant qu’elles concernent leur propre jouissance et notamment le point où ils en sont demeurés de l’élaboration de leur théorie sexuelle infantile.

L’obstacle qu’ils opposent est parfois infranchissable. Le dépasser impliquerait souvent que les parents entreprennent eux-mêmes leur propre analyse. Mais, ils souhaitent parfois, comme dans ce cas clinique, rester dans l’ignorance de ce dont se soutient leur jouissance. Ils refusent d’endosser leur part de responsabilité dans le symptôme de l’enfant.

Le jeune enfant, qui s’est civilisé au cours de la cure analytique, accepte souvent le compromis pour un laps de temps supplémentaire. Il accepte de soumettre son corps à la jouissance de ses parents, jusqu’à ce que son désir de liberté et d’indépendance ne reprenne le dessus.

Il arrive alors qu’il redemande à venir parler.