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Gaëlle Cassier, Membre de la Libre Association Freudienne est installée comme analyste à Pékin. Elle exerce sa clinique en français, chinois, anglais. 

Jacques Lacan, évoquant les cours qu’il a suivis avec Paul Demiéville déclare en 1971 : « […] je me suis aperçu d’une chose : c’est peut-être que je ne suis lacanien que parce que j’ai fait du chinois autrefois.» Le mandarin serait-il comme la langue idéale de la psychanalyse ?

Sur ses traces, Huo Datong, analyste de la province du Sichuan, ajoute que l’inconscient est structuré comme un idéogramme — véritable concentré de symboles, d’images et de signifiants. On peut jouer à l’infini avec la langue chinoise et avec son écriture, comme Confucius qui, pour immobiliser le démon qui cherche à l’apeurer dans un vieux temple, trace le caractère  (montagne) sur la langue qu’il lui tire, et ajoute quelques traits afin de former le caractère  (sortir), pour le contraindre donc à quitter les lieux.

A Pékin, jusqu’à présent, certain démon inconscient ne permettait pas une pratique de la psychanalyse telle que Freud et Lacan l’ont définie. C’est pour que ce manque s’ouvre à notre désir que nous avons créé un cabinet au centre de la capitale chinoise, dans lequel nous consultons en français, en anglais et en mandarin. Nous souhaitons également faire de notre structure un centre de formation psychanalytique, au nom de la Libre Association Freudienne.

Gaëlle Cassier, Pékin, le 23 mai 2016