Corso Nizza – N° 2 – à Cuneo – Italie.
9h30 - 12h30 / 14h30 - 17h30.
Argument
L’enfant, à l’orée de son existence rencontre le monde : c’est-à-dire sa mère. Il ne la distingue pas de lui-même car il lui faudra canaliser ses pulsions avant de participer à un rapport : lui qui hurle, vomit, défèque, avale, urine, pleure, et j’en passe…, lui qui ne parle pas et qui ne comprend pas encore le langage maternel en dehors de quelques bribes sonores qu’il arrache çà et là.
S’il rencontre sa mère, sa mère le rencontre-t-elle ? La parole « rencontre » en italien se traduit par « incontro », c’est-à-dire dans et contre. Elle relate parfaitement la difficulté de la rencontre.
Qui rencontre qui ? La mère de l’enfant imagine plutôt ce que peut ressentir son rejeton puisqu’elle est sans « riscontro », qui pourrait se traduire par « retour ». En effet elle est sans contrôle, n’obtient aucune réponse verbale de la part du nouveau-né. Tout doit se mettre en place.
C’est dans cet état anxiogène que chaque mère invente son transitivisme maternel que théorisent dans leurs ouvrages Jean Bergès et Gabriel Balbo et que nous essayerons, une fois de plus, d’approcher durant cette journée, avec les débats qui succéderont aux interventions.
Sabato 16 novembre 2024, Cuneo : « Il bambino incontra il mondo »